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Le Fournil d’Élise Boulangerie au levain, Niort 05 36 49 12 34

Élise, le levain et le temps

Le Fournil d’Élise a ouvert en septembre 2019 dans l’ancienne boulangerie de la rue Victor-Hugo. Voici comment nous y travaillons.

D’où vient le fournil

Élise a changé de métier à 29 ans, après dix ans comme infirmière. CAP de boulangère en poche, elle passe trois ans chez un paysan-boulanger du Marais poitevin, qui cultive son blé, le moud et cuit au feu de bois. C’est là, en 2012, qu’elle démarre le levain que nous utilisons encore aujourd’hui.

Elle travaille ensuite quatre ans dans une boulangerie de La Rochelle, puis revient à Niort quand la boulangerie de la rue Victor-Hugo cherche un repreneur. Elle refait la boutique avec l’aide de sa famille et ouvre avec un seul pain à la carte : la miche au levain.

La carte compte maintenant une vingtaine de produits, et l’équipe quatre personnes, deux au fournil et deux en boutique. La miche, elle, n’a pas changé.

Mains qui travaillent une pâte sur un plan de travail fariné

Une journée au fournil

  1. 14 h

    Nous rafraîchissons le levain avec de la farine et de l’eau. Il travaille tout l’après-midi.

  2. 17 h

    Pétrissage des pâtes à pain, qui passent ensuite la nuit au frais, entre 4 et 6 °C. Cette fermentation lente donne le goût.

  3. 3 h 30

    Le fournil se rallume. Chaque pain est pesé et façonné à la main.

  4. 5 h 30

    Premières cuissons sur la sole du four, puis les viennoiseries.

  5. 7 h

    La boutique ouvre. Le pain est encore tiède et la croûte crépite en refroidissant.

Ce à quoi nous tenons

Des farines d’ici

Nos farines viennent de deux moulins situés à moins de 80 km de Niort, qui écrasent des blés cultivés dans la région.

Des recettes courtes

Nos pâtes à pain ne contiennent que farine, eau, sel et levain. Viennoiseries et gâteaux sont faits au beurre AOP Charentes-Poitou.

Rien ne se perd

Le pain de la veille devient pain perdu, chapelure ou croûtons. Ce qui reste le soir est donné à une association d’aide alimentaire du quartier.

« Le levain, il faut le nourrir tous les jours, même le lundi. C’est un peu le cinquième membre de l’équipe. »

Élise, fondatrice du Fournil